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PROJET CHOREGRAPHIQUE ET SONORE IN-SITU

2018

// Equipe artistique

Création et interprétation : Eva Baudry
Interprétation : Sara Zita Correia
Création sonore : Giorgio Gristina
Création lumière : Jochen Pasternaki
Scénographie :
Costumes : Leonor Guerra

// Co-production (PT)

Fundação Calouste Gulbenkian
Museu da Água – EPAL
Oficinas Do Convento
Atalaia Artes Perfomrativas
ColdGold Microfones
Câmara Municipal de Lisboa

// Résidence artistique (PT)

Espace Alkantara
Zé Dos Bois
Forum Dança
Eira
Polo Cultural das Gaivotas.

// Remerciements

Ce projet trouve sa source dans la co-habitation de l’eau avec le corps humain. Par la composition sonore, chorégraphique et plastique, nous avons explorés les limites entre la matière corporelle et liquide, tous deux des matières vives, fluides, en métamorphose. Depuis un espace humide et sombre, créer un lieu de rencontre, avec des périmètres incertains, oú se transforment les éléments en jeu, à travers leurs qualités labiles et ductibles. Toucher ce point de jonction, qui permet d’habiter le trouble et la réalité d’un corps qui est eau et d’un liquide qui est un corps.

Cette performance/installation sonore, a été créée en collaboration avec Giorgio Gristina et Sara Zita Correia à partir de l’espace du Réservoir d’Eau da Patriarcal à Lisboa. Nous avons composé, à partir des manifestations visuelles et sonores des corps et de l’eau, une expérience sensitive qui s’adaptera ensuite à chaque espace public où elle sera présentée.


«  Cet escalier, ce n’est pas le passage vertical à échelons disposés en spirale qui permet d´accéder aux diverses parties du local qui contient ton grenier, ce sont tes viscères eux-même, c´est ton tube digestif qui fait communiquer ta bouche, dont tu es fier, et ton anus, dont tu as honte, creusant à travers tout ton corps une sinueuse et gluante tranchée. Chaque parcelle de nourriture que tu avales glisse vers le bas de ce conduit et c´est alors toi-même – en puissance tout au moins – qui descends l´escalier, à pas craintifs et mesurés, en chute lente et et terrifiée, comme lorsque tu tombas de ce ciel empyrée, l´utérus maternel, paquet de chair rebondissant de nuage en nuage entre les tours mortelles de deux jambes crispées.  »
Aurora, Michel Leiris

Teaser